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ça continue en chlore et en chlore...

22 Novembre 2009, 11:13am

Publié par Ardalia

Chers lecteurs, réjouissez-vous, vous qui savez pour mon dos et vous qui savez pour mon hydrophobie : je suis allée à la piscine ! Deux fois !
Vous me direz  j'aurais pu aller à cette petite piscine en plein air, en août, pas loin de chez moi, mais un obstacle majeur s'y opposait : la marmaille braillante et bondissante. Le fait qu'elle soit braillante n'est pas vraiment un problème lorsque mes oreilles attendent sagement dans un casier du vestiaire, mais le fait qu'elle soit bondissante en pose un pour quelqu'un qui a peur de l'eau et étouffe comme un rien, se mettant à barbotter, la panique aidant, sans raison ni sens, le chlore rincé de sa cornée par quelques larmes
débordantes : c'est un gros problème.

Exit la petite piscine de plein air, j'irai dans la grande couverte, un peu plus loin mais surtout plus civilisée. J'achetai bonnet de silicone noir, c'est pas le moment de se faire remarquer, maillot adapté à nouvelles mensurations épanouies et réunissai serviettes, gel douche de sport (qui fait aussi shampooing) et sac de sport dont je me souvins alors qu'il contenait un autre petit sac pour y fourrer les éléments plein de sueur et de flotte, après l'effort. J'étais donc parfaitement équipée.

Allant faire un repérage du terrain, j'appris que ladite piscine était fermée jusqu'à mi-octobre. Mon courage retombant comme un flan, je résolus fermement d'attendre, de continuer à boiter, à faire des exercices de relaxation. Pendant ce temps, mon épaule gauche se déglingua aussi, se mettant à me faire des fourmis comme un rien : mauvaise position en dormant, port de sac-à-main. Sur ces heureuses auspices, je découvris, prudemment, sur le site web de la mairie, que les travaux de la piscine se prolongeaient à mi-novembre... Ravalant quelques insultes exoparisiennes, j'entrepris de faire un peu de muscu sur le canapé, afin de reglinguer l'épaule sans finir de démolir le dos. Les résultats furent encourageant mais je ne dépassais pas les deux kilos par main, sentant que l'épaule pouvait lâcher assez facilement. Merci hypo-tonicité congénitale... Fin, néanmoins, des réveils horrifiques avec le bras entièrement dévoré de fourmis.

Le quotidien s'enchaine, les séances de psys qui révèlent des choses aussi, je vais mieux, moins de fatalisme, d'auto-apitoiement, de colère contre le monde entier et, de fait, j'ai un peu moins mal au dos, les vertèbres se replacent parfois sans plus me faire sentir mes tensions angoissées. Parallèlement, je prends contact avec cette cambrure excessive que je provoque comme un rien, penchée devant l'ordinateur, pour écouter les gens et même juste pour me tenir assise. En fait, j'ai associé la cambrure à une bonne tenue, si je me tiens droite sans me cambrer, j'ai le sentiment d'être avachie ; il faut le soutien du miroir pour me montrer que ne n'est pas du tout le cas. En fait, il faut juste que je redresse, mais peut-être qu'un peu de développement suffira, la cage thoracique, sans creuser les reins. Ce n'est pas du tout facile. Dans les sièges des trains, comme sur les bancs, je sens cette bosse, à mi-dos, qui butte sur la bosse du dossier, celle qui épouse la forme des dos bien courbés. Je veux faire mentir le connard ou la connasse qui m'a dit que c'est foutu, mon dos est tordu pour la vie, ça prendra peut-être dix ans, mais j'y arriverai, pour moi, et pour faire mentir cette sale mentalité de merde. Qu'est-ce que je donnerais pour la compagnie de quelqu'un, certes, mais de quelqu'un de compétent, d'encourageant, de fiable...
Il va falloir donc, décrisper la cambrure basse, afin que sa courbe ne rompe plus si brutalement avec les dorsales, ensuite muscler les dorsales afin qu'elles se creusent ou du moins s'aplatissent un peu et prennent enfin leur part des ondes de chocs que provoque la marche. Enfin, trouver une vraie aisance dans la marche avec le pubis en avant, même si j'ai le sentiment de marcher comme Gaston ou comme un cow boy. Devant le miroir, cette imprassion est détrompée, j'ai l'air droite et bien droite, sans ce petit coté coq que je prenais avant pour de l'élégance.
Et pour ça, il faut nager, faire du dos crawlé, revoir l'osthéo en décembre en ayant un peu progressé question tenue générale. Je fais passe le temps, à ne rien faire, puisque je ne peux même plus marcher, j'essaie de ne pas grossir, de ne pas déprimer, de ne pas perdre espoir : c'est long, mais peut-être que c'est nécessaire. Mi-novembre, la piscine est rouverte, c'est une grande, olympique. L'été 2008, j'ai mis les pieds pour la première fois dans une piscine olympique, en plein air, avec de la marmaille, la pire, celle qui a de l'acné, mais c'était trop loin. là, c'est à deux kilomètre à pied, ma fille, on y est : bouge ton cul !

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