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Dis, papa...

Publié le par Ardalia

Aujourd'hui, après que j'ai à moitié chié une très petite lame de rasoir qui en annonce une putain de grosse, mon psy m'a proposé de m'allonger sur le divan. Il a dit qu'il se lèverait pour me dire en face ce qu'il aurait à me dire.
J'avoue que je suis impressionnée... Comme on commence avec cette nouvelle configuration la semaine prochaine, je lui dirai qu'il suffit qu'il annonce son propos par un mot "bon", "oui", "mais", qui me permette de sortir de mon nombril et de me concentrer sur sa prononciation, ça devrait suffire ; il sera plus près de mon oreille qu'il ne l'est depuis que je le vois, assise en face de lui. On verra.

Il a raison, il faut que je m'abandonne, que je lui fasse confiance, que l'homme dans mon dos ne soit plus une menace. Aujourd'hui, il a été question d'enfance, de violence, de sexualité. C'était dur, j'étais assez suffoquée par ce qui venait. J'ai ravalé mes larmes dans l'ascenceur, tout le long du chemin en croisant les toulousains si cools et ai pratiquement éclaté en sanglots en fermant la portede l'appartement. Dans ma tête j'ai appelé mon papa, papa, où étais-tu quand c'est arrivé ?
De grands yeux vert-brun, baignés de larmes, interrogent le passé, papa, pourquoi ?
Même encore en écrivant ces mots, je minimise, ce n'était rien, pas grand chose, pas grave. Un rien, sur un autre rien, sur un autre rien, qui fout en l'air toute une vie affective et sexuelle, n'est-ce vraiment qu'un rien ?
Vingt ans après, il faut payer un monsieur, pour apprendre à faire confiance, tellement on a la tête à l'envers. Et il faut découvrir ce rien, sous ce rien en découvrir un autre et encore un autre et...

Dis, papa, dis... où étais-tu, quand c'est arrivé ?

Chers lecteurs, ne vous en faites pas : demain est un autre jour et j'ai rendez-vous lundi prochain. Bises à tous. 

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Anna 17/11/2009 10:35


(((Ardalia)))


Ardalia 17/11/2009 14:21


Ouaip. :]


Phil 17/11/2009 08:53



Ton propos me fait penser à un événement de mon enfance où il est question de violence et de sexualité. Mes parents n'étaient pourtant qu'à 20 mètres, ils ne savent toujours rien. 
Où étaient-ils ? Et pourquoi continuer à payer (un psy) aujourd'hui ?



Ardalia 17/11/2009 14:25


Ce que je paye, ce n'est pas en argent, c'est en solitude, en pauvreté sociale et affective. Quant au psy... quand les clefs de la liberté ne nous ont pas été offertes, il faut bien se les procurer
autrement.