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366/29 Chronique du lapin blanc

Publié le par Ardalia

Il n'était que midi et quart lorsque ma colocataire m'a demandé si je déjeunais. Je n'en avais pas l'intention avant un autre quart d'heure, mais la sachant pressée — elle dont la vie prend des allures de course permanente à l’échalote, en ce moment — je consentis bien volontiers à partager les pâtes parfumée à la noix. Tandis que le lapin blanc d'Alice s'enfuit vers ses divers et variés devoirs, je passais seule le reste de la journée, à relire Catherine Morland (Northanger Abbey) en me bidonnant, à faire du rangement, du ménage et à réapprovisionner ma boutique PriciMi, sans guère m'occuper des heures.

 

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Aujourd'hui un moment où j'ai regardé l'heure

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Anna 19/03/2012 16:16


Tout à fait ! Jean-Bernard Pouy dit que la contrainte libère. :-)

Ardalia 19/03/2012 16:27



Et c'est bien dit. 



brendufat 19/03/2012 11:33


Jamais lu non plus mais c'est appétissant.


Le billet est un joli exercice de contournement/détournement du sujet :-)

Ardalia 19/03/2012 12:38



Presque pas de contournement, puisque je sais l'heure au début, c'est donc que je l'ai bien regardée... ;) Cela dit, les "contraintes" sont plus précisément des inspirations, on doit partir
d'elles, de ce qu'elles soulèvent en soi, résistance et vagadondage compris.



Anna 19/03/2012 11:13


Jamais lu ! Mais je devrais m'y mettre. :-)

Ardalia 19/03/2012 12:35



Ça te plairait certainement.



Ardalia 18/03/2012 21:22


Dans Catherine Morland, peut-être le roman le plus drôle de Jane Austen, l'essentiel du comique repose sur le contraste entre la lirrérature en vogue à l'époque et une réalité plus prosaïque. Le
roman a été écrit en 1998, Jane avait donc 23 ans, à l'acmé du romatisme littéraire brittanique. C'est à ce moment qu'ont été réunis les ingrédients, mille et mille fois reçucés depuis, de
l'horreur gothique : enlèvement furieux de jeune fille, châteaux hantés, naissance illustre mais mystérieuse, longs corridors noirs parsemés de crânes horribles, rires fous de fantômes
hystériques, portes qui claquent, tentures qui frémissent, chadelle qui s'éteint brusquement, etc.


Notre gentille héroïne a la tête farcie des Mystères d'Udolphe, du Nécromant de la Forêt Noire, des aventures les plus folles, et l'auteur s'ingénie malicieusement à la montrer pourtant très
douce et calme, peu encline aux tourments d'un caractère fier et passionné, entourée de braves imbéciles ou de très banals méchants sans envergure, etc. La jeune fille apprendra cependant à faire
la part du réel et du roman...


Il est dressé par ailleurs dans ce roman vif et pointu, le portrait de divers manipulateurs qui sont vraiment impressionnants de vérité. Quel œil ! Et quelle plume...

Ardalia 18/03/2012 21:33



Oui, enfin, 1798, plus exactement...