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De la colère dans le travail

Publié le par Ardalia

Après être revenue de chez mes parents et prenant enfin un peu de recul ce qui s'y est passé, j'ai découvert une chose assez étonnante. Il s'agit de mon goût pour les travaux durs ou, autrement, pour la musculation. Bien sûr, il y a l'aspect pragmatique de "prendre de la force", afin de renforcer une confiance en soi amplement défaillante, mais ce n'est qu'un aspect. Vous qui me lisez depuis longtemps savez que j'ai eu, par le passé, de bonnes raisons d'avoir peur de mon père. Sa violence verbale et physique a toujours surgit de façon désordonnée, imprévisible, ce que j'appelle "hystérique" sans forcément beaucoup de raison. Douce pensée pour cette amie de mes parents venant me voir toute perturbée : "Ton père, il a un regard de fou !" Saperlipopette, moi qui ne m'en étais jamais aperçue !
Pour poursuivre sur mon histoire, je me suis rendue compte que l'effort me servait aussi - et peut-être surtout - à évacuer le sstress et la colère accumulés en raison de son comportement déstabilisant. Ca a un bon coté, j'aime l'effort. Le mauvais coté, c'est que je ne sais pas faire autrement pour, donc, évacuer le stress et la colère.
En ville, c'est assez compliqué à vivre (sans sac de frappe) mais à la campagne, il y a moyen. C'est ainsi que j'ai entrepris de démolir le poulailler de pierre pour le transformer en terrasse surplombant la Vendée. Evidemment, on peut se dire, que symboliquement, démonter un mur pour faire un mur, c'est moyen... Mais en l'occurrence, il s'agit de déboucher la vue de amont vers l'aval et de donner un point de vue privilégié sur cet aval, la mauvaise pente, peut-être, mais la plus jolie.
Je n'ai pas de photos d'avant, vous allez donc voir où j'en étais de ma démarche de sublimation colérique avant de rentrer xhez moi.


Tout d'abord la vue de la terrasse devant la maison. Une route plus loin, un pré en forte pente surmonté d'un poulailler (la construction en voie de démolition à gauche) et d'une future autre terrasse (la contruction en voie de construction à droite). On remarque l'orage ammené par des vent qui m'ont valu de manger quelques kilos de charbon, le mortier de l'époque (Fin XIXe). Lequel mortier je réutilise pour ma construction ce qui est une erreur, mais si j'étais maçon, ça se saurait (parce que c'est pas étanche, il va falloir y remédier ou tout refaire au ciment).


De coté. Devant le poulailler, sont avachies les antiques portes vouées au gémonies en ce qui me concerne, mais plus probablement au feu (interdit durant l'été). J'ai été aidée pour la longue pierre blanche au milieu, tout en bas et pour deux du coin à gauche, le reste, ce n'est que moi. C'est difficile un mur de pierre, il faut tester, retirer, retester et retirer encore pour mettre le "ciment" et enfin reposer en calant bien derrière les pierres qui vont équilibrer les forces. Si vous trouvez que ça penche en arrière, c'est normal, de son coté l'ex-poulailler penche en avant.



Enfin, la vue d'en bas, qui donne une idée de ce que ce sera une fois fini, quand le mur du poulailler qui descend sera allé à la rencontre du mur de la terrasse qui monte, qui monte. A mon sens, pas totalement merdique.

En vertu de cet excellent billet d'Otir, je retire les propos auparavant écrits ici...

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Daniel+Fattore 16/06/2009 09:56

Cela aussi, ça peut marcher: http://www.vertpomme.net/pages/nursing_en_folie/bon_de_colere.htm

Ardalia 19/06/2009 19:05


Pas mal, Daniel ! il me faudrait l'option chène massif avec une hache, ça peut se faire ?


Caritate+Libertine 15/06/2009 14:03

Le jardinage, Ardalia, le jardinage, ça marche aussi...

Ardalia 19/06/2009 19:02


Ben, j'avais commencé par désherber les rosiers mais "Gaby" a tout fini !


Anna 13/06/2009 09:14

Je reste songeuse devant le produit de tant d'énergie. On pourrait donc transformer sa colère en quelque chose d'utile...

Ardalia 13/06/2009 13:51


Les cathos appellent cela "sublimer". Dans le taoisme, il est recommandé d'utiliser ses émotions sans les nier, elles servent à s'affermir, par exemple pour rester rigoureux et elles passent sans
laisser de sentiment empoisonneur et durable.
Je ne veux pas dire que je cultive cette démarche en conscience, simplement, c'est ce à quoi ta remarque me fais penser. La réponse serait donc positive. :)