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Un peu moins de douleur

5 Février 2009, 14:22pm

Publié par Ardalia

Il est probable que cela fasse sourire, mais parfois, j'aimerai vraiment avoir un coach personnel. Il me semble que de tous les services offerts par les différentes écoles psycho-ceci et thérapico-cela, c'est ce qui se rapproche le plus de ce qui m'a toujours fait défaut sur le terrain : des parents.
On me rétorquera plein de choses pour me ridiculiser dans ce désir infantile, pour m'enfoncer dans le ridicule, mais je m'en fiche, pour une fois que je rêve de quelque chose de bon, j'en profite. Mes peurs sont les mêmes qu'hier, ou peu s'en faut, et personne ne m'a jamais aidé à en sortir, pour de vrai, en disant : "Ca suffit, tu prends ton manteau et on y va, je t'aiderai s'il le faut, mais je te promets que tu vas le faire !" ou quelque chose du genre qui soit plus fort que ma terreur, plus rapide que mes larmes et qui m'autorise à penser, 20 ans plus tard, que tout ce que je désire ne m'est pas interdit...
Mais non, les gens légitimement placés pour ce genre d'action vigoureux étaient soit aussi terrorisés que moi, soit complètement indifférents. Mon besoin est toujours là et certains qui le sentent croient même que je me résume à ce désir, sans comprendre que je suis quand même autonome, que de cette faiblesse, j'ai tiré une force.
Va savoir comment se goupillent les choses.

Depuis deux-trois matins, je prends contact avec la tension qui s'empare de mon dos, au réveil, et peut aller jusqu'à me briser de douleur si je cherche à la fuir. Au réveil molasson d'une vie sans urgences, trainassent quelques rêves de demi-conscience, injustes et pleins d'angoisse, qui me martèlent mon incurie et mon imbécilité face à la vie. Dans les périodes où j'étais soumise à des urgences, ces rêves n'étaient que nocturnes et souvent oubliés au réveil, me laissant dans la totale ignorance du fond de l'angoisse. Là, à demi-éveillée, je  peux me reprendre assez vite pour sentir effectivement mon dos qui se crispe et provoquer volontairement le relâchement. Je peux aussi me souvenir et chercher à comprendre.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette prise de contact se fait-elle maintenant ?Je crois que ça tient à ces petites choses récentes qui font que je grandis : le budget serré qui demande des sacrifices, la fin des achats compulsifs, mes efforts pour cuisiner, pour tenir l'appartement en ordre, même pour dactylographier, etc. Mais je crois aussi que cela tient à
la lecture que mon copain seesmicien Dzakye a faite du livre de Michel Oudoul, se penchant avec bienveillance sur cette douleur de mon dos, dont j'avais touché un mot sur Seesmic. J'ai été touchée qu'il s'en souvienne, ait eu envie et fasse le geste de m'aider, quelques mots, mais un signe, un vrai signe, une envie d'agir, un soin. Sans doute ai-je projeté une ombre paternelle sur son front, le temps de ces mots, le temps de guérir un peu ? Et alors ? Peut-être que cela fait, au contraire, partie de la route adulte de prendre ce qui est bon et qui panse les plaies, sans plus s'enfermer dans des devoirs ou des servitudes imaginaires ? Je l'ignore.
Ce que je sais, c'est qu'il m'est long et lent et difficile de guérir et que les trains loupés hier ne se rattrapent jamais. Si, l'espace d'un instant, l'imaginaire me déplace en un lieu où je suis un peu plus forte, moins impuissante, moins incapable, j'apprends qu'un mensonge peut déchirer un autre mensonge et se dissiper sans laisser de trace douloureuse, lui.
Peut-être est-ce le ressort de l'art cathartique ? En tout cas j'ai gagné en lucidité  et de cela je me réjouis, calmement, mais profondément.

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Isabelle 11/02/2009 08:56

Ton mal de dos fait écho au mien...tes mots aussi!!! en même temps, tu me connais, je ne crois pas qu'il y ait de train râté....:-)ps: ni nom ni bannière sur mon écran, c'est mon laptop ou ça bug de ton côté?

Ardalia 11/02/2009 15:12


Ca bugue de mon coté...


ckankonvaou 06/02/2009 16:42

Ah bon... mais les "vrais" bons s'adaptent aux revenus..... et Babar c'est qui d'abord... Babar ou quelqu'un d'autre.....

Ardalia 06/02/2009 17:38


@Ckan, Babar, c'est un qui aime les cacahuères, comme Dumbo...


ckankonvaou 06/02/2009 15:48

Bah...tu vas bien trouver un bon psychanalyste pour écouter tes mots dire tes maux... allons...

Ardalia 06/02/2009 16:14


@Ckan, les bons psychanalystes se font rarement payer en cacahuètes et, sans vouloir paraître bêcheuse, je doute des compétences de Babar...


brendufat 06/02/2009 14:46

C'est la vieille histoire du point d'interrogation à la recherche de son point d'exclamation... (fable typographique) :-)

Ardalia 06/02/2009 16:09


@Brendufat, et quand on se sent points de suspension ? :p


Caritate Libertas 06/02/2009 13:36

Nous sommes toutes des semblables à la recherche de leurs semblables...

Ardalia 06/02/2009 14:28


@Carili, mais queique fois, il faut de rencontrer soi avant de pouvoir reconnaitre son "semblable"...