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191/366 Tant va la cruche à l'autre

Publié le par Ardalia

Aujourd'hui, j'ai dit bonjour aux deux péripatéticiennes devant chez moi ainsi qu'au caissier de la supérette, un nouveau, très grand. Pourquoi ne vais-je pas parler aux gens ? La puissance de la tristesse qui s'abat sur moi après ces longs jours à ne parler avec personne me laisse hagarde. L'une des deux prostituées, la plus sympa, ne demande que ça, discuter un peu. Je suis un hors-bord, on ne me retient pas, il faut être là où je me rends. Je me crois assouplie et me découvre plus raide qu'un chandelier. Aux déceptions succède le désespoir.

 

Aujourd'hui les hommes et les femmes.

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Anna 10/11/2012 04:14


Ce n'est pas facile, quand on a pris l'habitude de ne plus aller vers les autres, de changer son habitude. Même dans des métiers "de contact", tu sais !


Prends ma boulangère. (Enfin non, ne la prends pas, regarde-là, plutôt.) Une petite femme aux yeux toujours magnifiquement maquillés. Tu croirais qu'avec un métier pareil elle parle facilement :
ben non... Réservée comme tout, très peu de sourires, le plus souvent elle ne te regarde même pas directement. Il m'a fallu des semaines à sourire toute seule, à la regarder dans les yeux même si
elle non, pour qu'elle finisse par me regarder aussi et esquisser un beau sourire qui valait largement la peine d'avoir pris le temps de l'apprivoiser, juste un peu.

Ardalia 11/11/2012 10:53



Dans ton histoire, je suis toi : c'est moi qui dit bonjour en souriant. C'est moins un problème de timidité que, d'une part de préjugés et d'autre part, de stratégie de la fuite. Les propos
répétitifs et dérisoires m'ennuient, mais l'idée d'avoir à les affronter (avec la sottise, la haine de l'autre, etc.) me stresse. Je pourrais les affronter avec patience (ce que je travaille) ou
faire "mon show" pour meubler et me mettre en valeur, mais je choisis toujours la fuite intuitivement, quitte à m'en vouloir dix secondes plus tard...